lundi, décembre 17, 2007

Dessins de Jackie David

Pour la deuxième fois jackie a présenté ses dessins dans la galerie de la rue Sabin ( 75011, M° Breguet-Sabin ). Sa dernière expo datait de deux ans. En deux ans ses nus ont pris de la force, du mouvement; de l'élégance et souvent du mystère.
Réalisés à la pierre noire, fusain, pastels... avec des passages d'eau, d'encre.. ses travaux sur papier, du petit au très grand format interrogent le regard ,le troublent . les corps parfois définis par endroits, juste suggérés en d'autres surprennent par leur rapport à l'espace . Sculptures sur papier ,ils traduisent le mouvement mais aussi l'émotion ,la présence..
Dans un deuxième regard on ne peut que noter le travail des mains, des visages, les superpositions qui troublent nos logiques. La qualité de l'académisme au profit d'un univers beaucoup plus riche et complexe gràce à la liberté reconquise.
Il y a quelques années ,Jackie fréquentait l'atelier où elle a posé les bases de cette passion ; depuis à travers des rencontres et beaucoup de travail elle a construit une oeuvre très personnelle à la fois forte et sensible.
Jusqu'au 19/12. Pour ceux qui auront loupé l'expo, soyez surs que l'on reparlera de cette artiste d'ici peu.

jeudi, décembre 06, 2007

retrouvailles

Autour de l'atelier ,il y a des gens, il y a des lieux... des gens à rencontrer ,des lieux à vivre...
Rue La bruyère, au numéro 28 plus exactement, s'est installé récemment Thibault de Chastenet.
Thibault fut mon élève, il y a fort longtemps. L'adolescent dessinant est devenu un homme dessinateur , peintre.. et galeriste de surcroît. Je vous invite à le rencontrer et à découvrir cette petite galerie. En ce moment une exposition qui touche à l'actualité et aux grands débats puisque sur la pollution des mers avec des oeuvres de Françoise Toulouse ( à voir pour la créativité, les assemblages de matériaux, l'engagement ) et des photos d'icebergs et paysages des mers glacées prises par un jeune photographe à partir d'un bateau de Greenpeace, lors de ses déplacement pour la sauvegarde de certaines espèces vivantes ( baleines.;) A voir aussi les dessins et peinture de Thibault qu'il montre entre deux expos. Entre autre de très belles planches de la bande dessinée qui accompagne les Cd de Johnny Hodges dans la collection BD-jazz.
Pour connaître mieux l'artiste :http//thibdechastenet.zeblog.com ...et pour connaître l'homme rien ne vaut un passage par la rue La bruyère et un bonjour en passant.

Pensez aussi à la galerie :"l'oeil du huit ",rue Milton . Emmanuelle Guiternes y propose de découvrir des artistes très variés dont vous avez toujours les cartons d'invitation dans l'entrée de l'atelier.
Une galerie, ce n'est pas qu' un endroit du marché de l'art avec un marchand décidé à vous vendre une toile coûte que coûte...c'est principalement un lieu crée par quelqu'un qui aime l'art ,les artistes et qui aime faire découvrir, échanger. Ce sont aussi des lieux pour élargir ses points de vue , rencontrer des oeuvres diverses, des techniques variées , des artistes...
Celles ci sont toute proches de l'atelier...poussez votre timidité et poussez les portes.
N'oubliez pas que chaque oeuvre rencontrée apporte quelque chose à notre travail et contribue à nous faire évoluer.

Schjerfbeck

Il faisait humide et froid et j'avais du temps. Quelques amis m'avait fortement encouragé à aller voir l'expo du Musée d'Art Moderne.IL Faut dire que je n"avais pas spécialement besoin d'être poussé , le souvenir de l'exposition "Lumières du Nord " en 98 était encore bien présent. Les portraits de cette artiste finlandaise m'avaient fortement impressionné et l'envie de les revoir m'a ramené au MAM. Avec Eliane,nous avons découvert l'ensemble de cette oeuvre et l'histoire de cette artiste talentueuse.
Un univers intimiste,doux,paisible. Une peinture qui s'exprime de la fin du 19eme siecle à la moitié du 20eme. A travers la vie de Schjerfbeck c'est celle de la peinture qui se déroule,se modernise.
De magnifiques portraits. On reste ému devant celui de sa mère qui coud. Toute l'attitude du corps nous dit l' age, l'habitude du geste, l'application de cette vieille femme, la difficulté de ses vieux doigts . L'ouvrière assise nous livre sa lassitude,sa résignation devant une vie de labeur,la difficulté d'un quotidien ingrat . Et bien sur, les auto-portraits qui en fin de vie interrogent superbement et crûment la vieillesse, la maladie. Certainement aussi témoignent ils de cette quête d'identité, de révélation que mène tout artiste. Elle interroge son image comme si le mystère de la vie ou de la mort devait lui être révélé à travers elle .
Hélène Schjerbeck a voyagé, pourtant ce sont des morceaux de paysages qu'elles peint . : un banc au pied d'un arbre .Un banc pour lire, pour regarder ,pour penser... Des natures mortes, simples, colorée, émouvantes
Puis, c'est le geste, la touche, la technique qui interpellent. Schjerfbeck , c'est aussi une leçon de peinture.

Jusqu'à mi janvier . Une belle rencontre qui va droit au coeur autant qu'à l'esprit.

dimanche, octobre 28, 2007

Soutine le dimanche.

La critique de Philippe Dagen dans le journal "Le Monde" m'avait averti...Je savais les petites salles sans recul, l'obscurité, l'absence d'ouverture, la sensation d'être dans un sous sol.... oui mais monsieur Dagen n'y était pas venu le dimanche!!! Il aurait rajouté l'impossible circulation, les vingt personnes entre chaque tableau et vous...
J'ai bien eu envie de rebrousser chemin . On avait beaucoup critiqué le musée du Luxembourg d'une époque..mais ce n'était rien à coté.!!

Oui mais voilà, l'oeuvre de Soutine était là!! Et cela m'avait couté 9 Euros !!

De la couleur forte étalée et mélangée en pâte grasse. L'héritage des fauves et des expressionistes . Des sujets somme toute classiques : paysages, natures mortes, portraits... Et pourtant ,tres vite, une sensation de différences'impose. Un vertige.
le déséquilibre apparent , la matière en mouvement qui précède le sujet , les regards. La magnifique période de Céret. la saturation de matière ,de couleurs... Et , régulièrement, un tableau plus classique, plus calme comme un effort de maitriser la matière indomptable,un effort de maitriser son âme . Comment ne pas être frappé par ces deux quartiers de viande dont l'un respire le fauvisme et l'autre une etude classique qui prend presque le relief du réel.... trois études de poulets écorchés, pendus à un mur de brique : deux s'approchent du réel, bien qu'enlevés et de couleurs vives...celui du centre n'est que taches, frôle l'abstraction et n'en prend que plus de force.
Dans la nature , Soutine a été séduit par les arbres. Ce sont leur troncs, leurs branches qui donnent le rytme des tableaux.L'arbre peint par Soutine est vie, lutte pour survivre, énergie; Il envahit la toile et en devient l'esprit. On a dit de Soutine qu'il préfigurait l'expressionnisme abstrait..;Je comprends cela. Plus que le sujet c'est la gestuelle du peintre qui est énergie vitale.
L'apparence des choses disparait derrière l'énergie pulsionelle de la nature.
C'est presqu'encore de paysages qu'il s'agit quand soutine peint un portrait .C'est toujours de cette énergie, de cette sève qu'il s'agit...et sans doute aussi de la perception que la chair n'est que de passage et appelée à disparaitre. Je vois Soutine et je pense à Bacon, à lucian freud...Pourtant rien de douloureux ,de morbide. Avec la force de la peinture, de la couleur, c'est bien la vie qui se manifeste. Et dans les portraits d'enfant c'est l'émotion qui affleure...

Une oeuvre singulière , unique, le reflet d'une vie également singulière...mais que je ne vous relaterais pas .Il y a suffisemment de littérature sur le sujet.
A la Pinacothèque de Paris, place de la Madeleine...jusqu'au 27/01/08. Occasion rare. Il n'y a plus eu d'exposition sur ce peintre depuis des décennies.
Evitez le Dimanche apres midi si vous le pouvez, mais n'évitez pas l'expo de Soutine. Cest vraiment une rencontre vraiment particulière qui vous attend.

samedi, octobre 27, 2007

Dixlesic

.
" les mots déboulent dans ma bouche à une vitesse incroyable. Puis je ralentis et je me glisse avec délectation dans la peau de mes drôles d'amis...comme autant de dyslexiques de la vie.Ils peuvent s'exprimer au croisement des mots et du jeu...."
Lauréline Kuntz. Championne de France de slam.
Ses mots coulent, nous frappent, nous amusent, nous troublent . Des mots de la vie, parfois crus, jamais vulgaires .Lauréline Kuntz parle des gens , parle aux gens ,parle d'amour avec audace et intelligence .
Talentueuse;
Une occasion de découvrir cette poésie actuelle qu'est le slam. Avec la multiplication des images...on avait oublié les mots, leur force, leur rythme. Susciter les images plutôt que les montrer. Etablir des échos au coeur des gens .
Redécouvrir que les mots sont au coeur de la vie , de nos échanges, de nos pensées et au profond de notre inconscient .

Et pouvait il y avoir pour cette amoureuse du langage un autre lieu que ....Le Point-Virgule ?

Giacometti

Quelques douze ,treize ans apres le musée d'art moderne, le musée Georges Pompidou nous propose de rencontrer l'oeuvre de Alberto Giacometti (1901-1966).Une exposition autour de l'atelier de l'artiste .Un atelier lieu de vie lieu de travail ( il y vivra de 26 à sa mort ) dont la présentation écrite de musée dit: "il est devenu son univers et peu à peu une extension de son être ".
Cette magnifique exposition, claire, de circulation agréable, commence avec les portraits d'Alberto par son père, peintre impressionniste , ou bien par son parrain le peintre Cuno Amiet. Comment ne pas s'interresser à la peinture avec une telle hérédité ? Alors le jeune Alberto va s'y essayer et le parcours proposé nous porte de ses premières oeuvres :tête de Diego, son frère, tête de son père, de sa mère jusqu'à ses plâtres peints de 45 à 65. Une vie de recherche incessante à travers le dessin, la peinture, la sculpture , une vie dont témoignent ses oeuvres,mais aussi des dizaines de clichés réalisés par Brassaï, Doisneau , Cartier -Bresson.... qui nous le montrent dans son atelier. Des photos superbes!!
Un extrait vidéo nous permet de le voir peindre un portait. Moment extraordinaire et émouvant . Ce regard qui passe sans arrêt du dessin au modèle, la main qui cherche à poser ,de la pointe fine du pinceau, les lignes de cet espace entre les deux yeux, la naissance du nez et qui sera toujours pour lui un espace de question. Dans cet atelier tous les jours et pendant 4à5 ans parfois , sont venus poser des modèles ( modèles mais aussi son frère Diego, sa femme Annette , ses amis ) devant cet artiste singulier qui déclarait qu'il aurait pu travailler toute sa vie avec le même modèle .
Ce même artiste qui disait aussi, alors que les expositions le consacraient déja , qu'il n'en était qu'au début parce qu'il n'arrivait à rien. Aucune forfanterie chez cet homme, juste le sens du travail sans relache et la perception de l'impossible satisfaction .
C'est l'histoire d' un homme, autant que le parcours d'un artiste que nous offre Beaubourg.
Une oeuvre ou l'angoisse de mort se partage avec une façon unique de fouiller la vie.
Un homme qui a marqué tous ceux qui l'ont rencontré . Une des grandes oeuvres du XXeme qui nous interpelle encore.

Pour ma part je garde une image pariculière en mémoire. Dans un des films publiés par Arte :" Un homme parmi les autres " de JM Drot, on voit quelques images de l'inauguration d'une des expositions. Parmi la foule qui se presse autour des oeuvres, qui bavarde , qui boit....une sculpure nous regarde et petit à petit le regard de cette oeuvre s'anime...et j'ai éprouvé cette forte impression : c'est elle qui était vivante et le public décor futile et inconsistant....
Vous l'aurez compris, ce grand artiste me touche infiniment .

dimanche, juillet 08, 2007

Klara, l'un - fidèle.

Née en turquie, élevée par les parents parlant plusieurs langues et par une nounou grecque, Klara est née au monde en étant mise au monde. C'est une femme du monde... une de celles qui le parcourent pour lui donner sens. Ce sens qu'à l'aide de Platon et beaucoup d'autres penseurs ,elle s'efforce d'approcher. Klara, c'est un livre. Elle relit
Klara c'est un coeur. Femme de lien, elle relie .
L'amitié est sa valeur ,la fidélité son mérite.
Couche d'histoire, couche d'amour, couche de douleur,couche de culture... elle empile sa vie en strates...et à travers son oeuvre en explore, en interroge les profondeurs. Je me souviens des premiers dessins, des portraits familiaux, puis tres vite le Bosphore : l'histoire, l'interrogation... Cette quête profonde qui l'amènera à s'exposer régulierement pour marquer avec sa peinture ,comme d'autres posent des bornes.
Non seulement elle peint, mais elle organise. On se souvient des journées de peinture sur les Champs Elysées.. Klara est partageuse...si ça peut profiter aux copains..alors elle y va, elle s'y donne.. .Alors ,on retrouve l'ami martiniquais à MAC 2000, et en septembre c'est tout un petit groupe qu'elle enmène exposer à New York...
J'ai eu beaucoup de chance de connaitre Klara à ses débuts. J'ai ainsi suivi ses expo ( les françaises s'entend) Beaujon, la petite galerie rue de Seine.MAC 2000.. Coustellet en ce moment...et j'ai vu le travail s'élaborer , se creuser, se chercher avec constance, mûrir et s'affirmer. Au marathon artistique ( exercice auquel elle s'est prêtée avec bonheur ) nous avions la chance d'assister à des processus créatifs sur 24 h...Là, c'est sur 20 ans .
Comme pour Klara ,comme pour tous ceux que j'ai eu le bonheur de suivre pendant ce temps, je suis reconnaissant à la vie de m'avoir donner cette possibilité : voir naître des artistes et des oeuvres, partager avec eux le chemin...
Ce soir encore je l'affirme : Merci la vie.

vendredi, juin 08, 2007

Messager Annette

Depuis hier est commencée à Beaubourg l' étonnante exposition de A Messager. Lion d'or de la biennale de Venise 2005, mais déja connue du public à travers d'oeuvres présentes dans les collections du centre Pompidou. On se souvient de ces photos representant des morceaux de corps,reliées au mur par un fil et formant ,en se regroupant une forme ronde et feminine, de ces piques poséees contre les murs sur lesquelles sont empallées des poupées, peluches et personnages de chiffons conçus par l'artiste..On a vu aussi au MAC_VAL ces photos commentées des hommes qu'elle aime ou non.
Photos, dessins, chiffons, peluches, traversins, morceaux géants de corps en tissus ou en skai, mecanismes alambiqués qui mettent en mouvement....autant d'interrogations, de surprises, de choc visuels, de sourires et d'émerveillement ...Parce que du merveilleux il y en a dans cette oeuvre avec le monde de l'enfance ,du jouet, des sorcières .
A Messager interroge le monde de la femme, sa place...dans la vie mais aussi dans l'art , dans son identité sociale. Ainsi tous ces poncifs sur les femmes brodés à la main. La mère interrogée à travers ces "pensionnaires" oiseaux empaillés et pour les quels ont été tricotés patiemment des vêtements, des chaussons..
Tout ce travail de création avec chiffons, fourrure, laine, couture...Ces personnages articulés, désarticulés qui montent, descendent comme un manège de la vie qui maltraite les identités et les corps.
l'oeil est sollicité partout. Impossible de tout saisir d'un regard . C'est foisonnant, riche, multiple.. Il faut prendre le temps de participer au mouvement des choses, sinon on passe à coté . Il faut s'asseoir devant " casino" Laisser le mouvement durer pour être finalement fasciné par ces vagues de tissus rouge sang , ce temps qui passe. Celui de l'oeuvre avec ces horloges qui apparaissent et disparaissent , le notre assis là, en face, celui de la vie, celui du corps des femmes qui préside au monde.
S'asseoir aussi devant ces formes qui respirent, s'éveillent à la vie, la quittent ...et se laisser baigner dans ce souffle profond.

A. Messager appartient à cette famille d'aristes qui réinvente le monde et notre rapport à lui . Une expo spectacle, une promenade dans un autre univers qui pourtant réveille en nous des vécus d'enfance.
Seule interrogation personnelle sur ce travail et celui des artistes qui oeuvrent ainsi...qu'en serait il sans les institutions ? Alors, pour cela, je remercie les institutions culturelles qui permettent à cette forme d'expression d'être présentées au public.

samedi, mai 05, 2007

Rencontres : Danielle Grékoff

Depuis longtemps déja, j'ai envie de vous parler de certaines rencontres, de ces personnes que l'on croise et qui marquent notre parcours . Lors de mon exposition, au centre Culturel Baujon, dans le Huitième, j'avais accroché un panneau, fait de textes ecrits par des amis, artistes ou non , mais tous importants par la manière dont ils nourrissent le lien .:Danielle, Thierry, Klara, Isabelle,Marcus...
Nous ne sommes rien d'autres que la résultante de liens divers, familiaux, sociaux, amicaux, amoureux...En négatif ou en positif, nous sommes marqués ...portés...encombrés ..ou allégés. Ces rencontres sont un ciment qui nous construit, en équilibre ou en déséquilibre .
Danielle grékoff suivait des cours de dessin et peinture quand je l'ai connue . Il y a bientot vingt ans de cela. C'est à une de ces expositions que j'ai acquis mon premier tableau. Nu au crayon sur fond de pastel, il est toujours accroché dans la cuisine de l'atelier . Plus tard, un autre le rejoindra, insolite,dérangeant : une articulation de genou ,organique et pourtant quasi abstait . Est ce à mes propres désordes articulaires que j'ai dû la fascination qu'a exercé sur moi ce petit tableau. J'ai toujours trouvé quelque chose de Bacon dans cette chair ouverte sur l'os .Sans la douleur.
Danielle a beaucoup peint, beaucoup cherché : des paysages, des reflets au pastel sec, des compositions abstraites et colorées, des échos à la musique, des corps , d'autres paysages plus intérieurs, plus intimes, plus profonds...et récemment des trames, des fils, des liens...du végétal à l'organique... synapses,cellules...ou evênements..;Danielle Grékoff interroge ce qui fait lien et la nature du lien. Des Oeuvres sur papier où la matière redevient primordiale à travers les premiers gestes : écrasée, grifféee, dechirée , explosée...Elle redevient énergie.
Femme de peinture mais aussi d'écriture et maintenant de photos, femme de parole mais aussi d'écoute, femme créative mais aussi femme en doute.. Une compagne de route avec qui tout peut être partagé, tout tu et tout dit .
Nous avons vécu ensemble les marathons artistiques de l'Isle sur la Sorgue, de la Martinique, connu ces mêmes moments de partage intenses et riches , les mêmes pannes d'inspiration et les mêmes franches rigolades . Dans la vie, nous avons tous besoin d'échanges et dans l'art il est vital de pouvoir évoquer ses découvertes, ses rêves , ses doutes et ses échecs avec quelqu'un qui a traversé les mêmes lieux du parcours créatif : plages d'inspiration, rivière de silence, torrents de doute, montagnes d'obstacles , plaines fleuries de joie et de désirs....
Danielle pose sur le monde un regard intelligent et indulgent. Elle en saisit l'instant, la poésie à travers les mots et à travers son objectif . C'est sur son blog que vous pouvez aussi la rencontrer. Pour cela,il faut aller sur le site du Monde: lemonde.fr aller sur la rubrique blog, choisir :arts et culture puis aller à la lettre M pour trouver le site :Mine de rien, Dangrek. Faites- y bonne promenade et vous aussi serez certainement touchés, comme moi ,si vous vous attardez un peu, par ce que vous découvrirez d'une belle personne..et d'une artiste talentueuse et sensible.